Humidité Conseil 360

Comment fonctionne un appareil ATE / ATG ?

Comment fonctionne un appareil ATE / ATG ?

Le principe de l'inversion de polarité

L'eau d'un mur poreux remonte par capillarité, entraînée par les forces électriques qui s'exercent entre les molécules d'eau et les parois des pores du matériau. Ce déplacement s'accompagne d'une différence de potentiel entre le bas et le haut du mur.

Les appareils ATE et ATG émettent des ondes de très basse fréquence qui agissent sur cette polarité. L'objectif est d'inverser le sens de déplacement de l'eau dans la maçonnerie, pour la ramener progressivement vers le sol au lieu de la laisser monter.

Le mur se ressuie alors lentement, par évaporation naturelle, sans qu'on ait eu à le percer, l'injecter ou le recouvrir d'un produit.

ATE et ATG : quelle différence concrète

L'ATE est un inverseur électromagnétique. Il se branche sur une prise de courant reliée à la terre et fonctionne en continu, avec une consommation électrique très faible, de l'ordre de celle d'une veille d'appareil ménager.

L'ATG est géomagnétique : il ne nécessite aucun branchement électrique et s'appuie sur le champ magnétique naturel de la Terre. C'est la solution retenue lorsqu'aucune prise permanente n'est disponible, cave isolée, dépendance, bâtiment agricole, maison sans alimentation à proximité du mur concerné.

Le choix entre les deux se fait pendant le diagnostic, en fonction de la configuration des lieux, de l'épaisseur des murs et de la surface à couvrir.

Une pose sans travaux et sans produit chimique

L'appareil se fixe en partie basse d'un mur porteur humide, généralement au centre de la zone à traiter. Il n'y a ni saignée dans la maçonnerie, ni perçage traversant, ni injection de résine, ni application de produit.

C'est ce qui rend la solution adaptée au bâti ancien : maisons en brique foraine, maçonneries de pierre hourdées à la chaux, murs en terre crue, immeubles situés en secteur sauvegardé. Rien n'est modifié dans la structure, ce qui évite les autorisations et les précautions liées aux travaux sur du patrimoine protégé.

La pose se fait en une intervention, sans avoir à vider les pièces ni à quitter le logement.

Quel délai d'amélioration attendre

C'est la question la plus importante, et celle sur laquelle il faut être direct. Le séchage d'un mur est un processus lent et naturel : l'eau accumulée pendant des décennies ne s'évacue pas en quelques semaines.

Une amélioration nette s'observe généralement entre 18 et 24 mois. Ce délai dépend de l'épaisseur du mur, du matériau, du taux d'humidité de départ, de la ventilation de la pièce et de la présence éventuelle d'un enduit imperméable qui freine l'évaporation.

Personne ne peut sérieusement promettre plus rapide. Une entreprise qui annonce un mur sec en trois mois vous vend une échéance, pas un résultat.

Ce que ces appareils ne traitent pas

C'est le point le plus souvent passé sous silence. Un inverseur de polarité agit sur les remontées capillaires, l'eau qui monte du sol dans la maçonnerie. Il n'agit ni sur les infiltrations, ni sur les fuites, ni sur la condensation.

Si votre mur reçoit de l'eau latéralement parce qu'il est enterré côté talus, si une gouttière déverse contre la façade, si une canalisation fuit, ou si vos taches proviennent d'un excès d'humidité de l'air sur des parois froides, l'appareil ne changera rien, et l'installer reviendrait à dépenser pour un problème qui n'est pas le vôtre.

C'est précisément pour cette raison que le diagnostic précède systématiquement la proposition.

Le diagnostic d'abord, toujours

Avant toute proposition, nous mesurons l'hygrométrie du mur à plusieurs hauteurs et l'humidité relative de l'air pièce par pièce. Nous examinons les abords, le niveau du terrain, l'état des évacuations, la ventilation de la cave et du vide sanitaire.

Ces relevés permettent de trancher entre remontée capillaire, infiltration, condensation et fuite. Ils déterminent aussi le dimensionnement : nombre d'appareils, emplacement, périmètre couvert.

Si le diagnostic conclut que le problème ne relève pas d'une remontée capillaire, nous vous le disons et nous ne proposons pas d'appareil. C'est la seule façon de faire un travail qui tienne dans le temps.

Ce qui accompagne utilement la pose

Un traitement des remontées capillaires donne son plein effet quand le mur peut évaporer. Cela signifie souvent qu'il faut, en parallèle, déposer un enduit ciment ou une peinture filmogène qui bloque la surface, et attendre le ressuyage avant de refaire les finitions à la chaux.

La ventilation joue aussi un rôle direct : une pièce dont l'air est constamment saturé sèche beaucoup plus lentement. Rétablir un balayage d'air correct, dégager les grilles d'un vide sanitaire ou relancer une VMC accélère nettement le processus.

Enfin, quand l'assèchement doit être rapide, après un sinistre par exemple, un déshumidificateur professionnel en complément permet de gagner plusieurs mois sur le retour à un état sain.

Questions fréquentes

L'appareil consomme-t-il beaucoup d'électricité ?

L'ATE fonctionne en continu sur une prise reliée à la terre, avec une consommation de l'ordre d'une veille d'appareil ménager. L'ATG, géomagnétique, ne consomme rien puisqu'il ne nécessite aucun branchement électrique.

Faut-il percer les murs ?

Non. L'appareil se fixe en partie basse d'un mur porteur, sans saignée, sans perçage traversant et sans injection de résine. C'est ce qui le rend compatible avec les maçonneries anciennes et le bâti protégé, où l'on ne veut pas toucher à la structure.

Que se passe-t-il si le mur ne sèche pas ?

Il faut d'abord vérifier que rien ne bloque l'évaporation : un enduit ciment, une peinture filmogène ou un doublage collé ralentissent considérablement le ressuyage. Ensuite, refaire un relevé d'hygrométrie et comparer aux mesures initiales, ce qui dit objectivement si la courbe descend.

Ce qu'il faut retenir

Un appareil ATE ou ATG est une réponse à un problème précis : les remontées capillaires. Ni aux infiltrations, ni à la condensation, ni à une fuite. C'est pourquoi nous ne proposons jamais de pose sans avoir mesuré au préalable, l'installer sur la mauvaise cause revient à payer pour rien.

UN DOUTE CHEZ VOUS ?

Faites mesurer avant d'acheter un traitement

Lire un article aide à comprendre, mais rien ne remplace des relevés faits chez vous. Nous nous déplaçons à Montauban, Toulouse, Agen, Albi, Cahors et Auch : hygrométrie du mur à plusieurs hauteurs, mesure de l'air, examen des abords, puis un compte rendu écrit avec la cause retenue et celles que nous avons écartées.

Le diagnostic coûte 650 euros, annoncés avant la visite. Il ne dépend pas de ce que nous pourrions vous vendre ensuite, et il nous arrive de conclure qu'il n'y a rien à faire. Le devis du traitement, lui, est gratuit et sans engagement.

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